Lorsque les habitants du quartier de Pacific Palisades, à l’ouest de la Cité des Anges, ont vu des flammes s’élever des collines le mardi au matin, l’incendie n’avait atteint que 4 hectares. Vingt-cinq minutes plus tard, il en avait atteint 80. Selon la BBC, au moins cinq facteurs expliquent la rapidité et l’intensité avec laquelle les flammes ont englouti toute une partie Los Angeles.
L’accumulation de combustibles végétaux
En 2024, le phénomène météorologique El Niño avait mené à d’importantes précipitations et, ce faisant, à un risque élevé de feux pour l’hiver 2025.
«On pense souvent que la pluie est néfaste pour les incendies, explique Rory Hadden, chercheur en sciences des incendies à l’Université d’Édimbourg. Mais cela n’est vrai que si elle apparait au moment de l’incendie.» En revanche, les précipitations qui précèdent un feu peuvent favoriser la croissance de la végétation, qui devient alors un combustible potentiel. «On entre ensuite dans une période de temps plus sec, poursuit le chercheur. Alors la végétation se dessèche très, très rapidement, et elle est plus abondante. On peut donc accumuler davantage de combustibles.»
Le feu détruit des bâtiments et de la végétation alors que les flammes font rage à Los Angeles, en Californie, 9 janvier 2025. | Official Flickr Account of CAL FIRE / Handout / Anadolu / AFP
Ce phénomène de passage d’un temps très humide à un temps très sec est connu sous le nom de «hydroclimate whiplash» (littéralement «coup de fouet hydroclimatique» en français). Une étude récente suggère d’ailleurs que le risque…